La saison 2025-2026 est jusqu'ici un succès éclatant pour l'équipe Seniors de l'Élan Basket Pernois. Engagée en Régionale Masculine Division 2 de la Ligue SUD, l'équipe drivée par Pascal Mercier affiche un bilan impressionnant de 11 victoires pour seulement 2 défaites après 13 rencontres. Avec une moyenne de 71,9 points marqués pour 60,5 encaissés, soit un différentiel positif de 11,5 points, les Pernois dictent leur loi. Mais au-delà des statistiques collectives, une variable saute aux yeux à l'analyse des feuilles de match : l'apport, parfois décisif, du banc des remplaçants.

Un facteur X très inconstant

Si l'Élan Basket Pernois est intraitable à domicile (6 victoires en 6 matchs, avec une moyenne de 79,2 points marqués), et solide à l'extérieur (5 victoires pour 2 défaites, 65,7 points), la contribution des joueurs sortant du banc dessine des schémas de match contrastés. Lors des victoires larges à domicile, le banc a souvent été un véritable réservoir de points. On pense au match face à Pélissanne Basket Avenir, remporté 90 à 60, où les remplaçants ont scoré 54 points, ou encore à la démonstration contre Le Cannet Côte d'Azur Basket (98-42) avec 40 points du banc. Ces chiffres ne sont pas anodins : ils traduisent une profondeur d'effectif et une capacité à maintenir, voire à accélérer le rythme, même quand les titulaires soufflent.

Cependant, cet apport n'est pas une constante. À l'extérieur, notamment lors des matchs plus accrochés, le banc a été plus discret. Lors des deux défaites de la saison – 49-69 contre Fos Provence Basket 2 et 67-78 face à l'US Cagnes-sur-Mer 2 –, les remplaçants ont respectivement apporté 22 et 11 points. Ces chiffres ne sont pas catastrophiques en soi, mais ils contrastent avec les sommets atteints à domicile. On le voit aussi lors de la victoire arrachée en prolongation contre Istres Sports BC (61-58), où le banc n'a contribué qu'à 7 points, ou lors du succès étriqué face à USO Rognonaise (55-54) avec 12 points seulement.

Les individualités au service du collectif

Malgré cette variabilité, le banc a vu éclore des performances individuelles remarquables. Ilian Sibbour, par exemple, bien que n'étant titulaire que dans 46% des matchs, est le deuxième meilleur marqueur de l'équipe avec 12,8 points de moyenne et un total de 167 points, dont 49 paniers à trois points. Son rôle en sortie de banc est souvent capital pour dynamiser l'attaque. Mohammed Boumkar et Mohamed Agnes, sur des échantillons de matchs plus réduits, ont également montré leur capacité à scorer, avec respectivement 8 et 17,3 points de moyenne, prouvant que les ressources existent.

Cette saison des Seniors de l'Élan Basket Pernois, avec son capitaine-entraîneur-joueur Melvyn Mercier (8,8 points de moyenne), est remarquable à bien des égards. Si des joueurs comme Anderson Salai (17,3 points de moyenne) sont des piliers incontournables, la performance collective et la capacité de l'équipe à puiser dans ses réserves, via un banc tantôt flamboyant, tantôt plus discret, est un atout majeur. La fin de saison, décisive, révélera si cette profondeur d'effectif sera le facteur X pour atteindre les objectifs les plus ambitieux. Le Complexe Paul de Vivie de Pernes-les-Fontaines peut en tout cas s'attendre à vibrer encore longtemps. La performance du banc, souvent le baromètre d'une équipe, sera à suivre de près. Quand il se met au diapason, l'Élan est injouable. Quand il ronronne, les matchs sont plus incertains. Un enjeu capital pour le coach Pascal Mercier et ses hommes.